Claude Froidmont
Couverture de Chez Mauriac à Malagar

Livres · Les Impressions Nouvelles · 2016

Chez Mauriac à Malagar

Il faut imaginer le choc quand on vient du pays de Simenon et qu’on arrive dans celui de Thérèse Desqueyroux.

Quand on quitte Liège, une chambre un peu glauque, un ciel bas et gris, la pipe d’un commissaire, pour découvrir des vignobles à perte de vue, étincelants de lumière, dans l’air chaud de Gascogne ; une terrasse, où l’ombre de François Mauriac croise ses longues jambes sur son fameux banc.

Un jour – c’était il y a près de trente ans –, un jeune homme quittait ce premier monde pour rejoindre l’autre, à rebours de son destin. Il n’aimait qu’une chose dans la vie, les livres. Pour eux, il était prêt à tout. Vraiment à tout.

Ce qui ne fut d’abord qu’une manière de fuite en avant devint vite une quête. On l’accueillit généreusement à Bordeaux, où Mauriac endormi l’attendait.

Mauriac, une certaine France, la bourgeoisie, Dieu, les romans, les journaux, la politique, et le domaine de Malagar. Malagar, où un jeune Liégeois, parfait petit socialiste, athée intégral, prolétaire à souhait, se retrouva et se trouva.

Magie des lieux, mystère des contrastes, enchantement, au point qu’il n’ait plus de cesse que de vouloir y vivre, pour toujours.

C’est cette histoire improbable que raconte ce livre, où l’on croisera quelques ombres du passé, surgies de leurs mots, entre chien et loup, au crépuscule d’un monde qui plaçait, alors, au-dessus de tout, ceux qu’on appelle les écrivains.

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La presse en parle

Toute la presse

Lettre d’Annie Ernaux à l’auteur

« Cher Claude Froidmont,

Je ne suis jamais encore allée à Malagar […]. Il me semble que votre livre m’en donne une image suffisante et, pour tout dire, ce n’est pas ce qui m’a intéressée dans votre livre, mais vous. […] C’est unique, émouvant, magnifiquement raconté : ce jeune homme, je le vois vivre là-bas, je le “ressens” dans sa solitude enfiévrée de rêves et d’orgueil, d’espérance, maladroit et attachant. […] Si par hasard je vais quand même un jour à Malagar, ce ne sont pas ces ombres illustres que j’y chercherai mais celles du gardien, de son épouse et du jeune homme de la fin des années 80 qui m’est si fraternel.

Annie Ernaux »

(extraits reproduits avec l’autorisation de l’auteur)

Arte (Invitation au voyage)

Le 21 novembre 2017, dans son émission « Invitation au voyage » sur Arte, parmi les trois lieux qui appartiennent à notre patrimoine artistique, culturel et naturel, Linda Lorin nous entraîne à la découverte de la Gironde de François Mauriac, reportage dans lequel Claude Froidmont présente le château Mauriac.

Revue générale

« Combien de fois connaissons-nous de réels coups de cœur dans notre vie de lecteur ? Combien de livres nous touchent vraiment, nous changent parfois, nous améliorent même ? À mes yeux, Chez Mauriac à Malagar est de ceux-là, évidemment, de ceux que l’on fait sien, même si je ne m’en explique guère les raisons (sans doute parce que les coups de cœur n’ont pas grand-chose à voir avec la raison !). Bien sûr, ce mystérieux auteur, Froidmont (“pseudonyme d’un professeur de Gironde”, dit la quatrième de couverture) a beaucoup à voir avec mes propres racines, tant géographiques que sociales, avec mes propres goûts, avec ma propre histoire… À commencer par ce sacré Henri Guillemin, que j’ai tant lu au fil de mes trouvailles en bouquinerie, que j’ai tant écouté sur de capricieux walkmans antédiluviens, que j’ai tant suivi dans ses tournées de conférencier, du Casino de Spa à d’improbables “centres culturels”. Que j’ai tant admiré et aimé, moi aussi. Mais Froidmont, lui, a osé écrire au grand homme… Et sa vie en fut changée. Et c’est là que commence l’ivresse, la magie d’une autre vie rêvée, l’identification au personnage de papier, le plaisir de la Littérature vivante… La réincarnation en deux dimensions. Lisez Froidmont à Malagar ! »

Christian Libens, Revue générale

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